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Conditions de vie difficiles, rues sales et derversement des eaux usées: Le wali d’Oran découvre Ed-Derb et ne croit pas ses yeux

Pour la 2ème fois en moins d’un mois, le wali d’Oran, M. Mouloud Chérifi, est parti en visite d’inspection inopinée. Après Bir El Djir où 03 communaux ont été suspendus, avant hier, c’était le tour des responsables de la commune d’Oran. M. Mouloud Chérifi a «piégé» les responsables de l’APC d’Oran qui s’attendaient à la visite annoncée concernant le chantier d’aménagement d’un espace vert à la place du 1er novembre 1954 où une vaste opération de nettoyage a été lancée depuis le début de la matinée. Le wali d’Oran est arrivé sans son sourire habituel. Chose qui a fait réagir certains responsables qui n’ont rien trouvé à dire que «Allah yjib El Kheir». Après plusieurs remarques faites dans le chantier d’aménagement d’un jardin, le wali a pris à pied la direction du quartier Derb, en donnant instruction de laisser les citoyens circuler librement et de s’approcher de lui. Une instruction qui certainement a pour but de voir de près et écouter les concernés. Une fois dans le quartier Ed-Derb, M. Mouloud Chérifi, dans un état inhabituel, se tourne vers le maire d’Oran et les responsables du secteur urbaine: «c’est quoi ces conditions de vie? Que faites vous? Pourquoi on est arrivé à cette situation»? A cet instant, un responsable de la commune a tenté de donner une explication en lui disant qu’il y a beaucoup de vieux bâti. Le wali n’a pas tardé une minute pour lancer à tous les responsables de la commune: «ce n’est pas une raison, les citoyens peuvent attendre leur tour de relogement, loin de la saleté et des déversement des eaux usées». Compte tenu du constat amer, le wali d’Oran a donné ordre à ce que toutes les rues et ruelles soient être rétablis. Il ordonne aussi à la SEOR de réparer le réseau d’assainissement le plus vite possible. Mouloud Chérifi quitte le quartier Ed-Derb avec les remerciements de beaucoup de citoyens qui ont déclaré: «au moins, il y a un responsable qui vient nous voir sur les lieux». Il faut dire aussi que le wali est passé à moins d’une cinquantaine de mètres de la plus grande décharge sauvage du pays dont les ordures s’entassent jour après jour, depuis plus d’une vingtaine d’année. Il y a bien des communaux qui ont poussé un «ouf» de soulagement après que le wali n’ait rien vu de ce qui ce passe dans une ruelle parallèle à la rue des jardins.

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